A l’épaule d’un mur

 

 

Assise à l’épaule d’un mur

Dans l’ocre de la poussière indifférente

Perles en toc dégringolées dans l’échancrure

D’une  étoffe mauve

Et la cascade chevelure

Sur le cuivre de sa peau

Elle chante

 

Ses jambes de gitane

Jouent à cache-montre

Sous son jupon aux plis désordre

Entre vieilles dentelles et palette couleurs

Mais elle s’en fout

Elle chante

 

Pieds dans le vide elle chante

Par-dessus les barbelés

Au-delà de la ville lépreuse

Plus loin que les gravats et les papiers au vent

Et dans ses yeux l’eau croupie devient pure

Et dans sa voix

Les armes sont des fleurs aux impacts sans balles

Elle chante

 

A la folie elle chante

Quand de l’autre côté pas si loin

D’autres agonisent déjà

Pendant que d’autres agonisent encore

A la folie elle chante

Quand à portée de voix

Des hommes tuent des hommes

Sans comprendre pourquoi

 

Elle chante

 

Romane



21/02/2013
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