Je ne faisais que passer...
Je ne faisais que passer...
T’es là, assis sur le bord de ton chemin
Rétréci sur toi-même
Ramassé comme un vieux sac abandonné
Et les yeux dans le vide
Tu vogues sur ton vague à l’âme
J’ai pas reconnu ta voix
Homme de poing homme de rage
T’es là et tu sais pas pourquoi
T’avais une impasse au bout des pieds
T’es là planté au tempo de ta muraille
Et tu dis des mots délavés
Tu conjugues le verbe aimer au temps de l’impossible
Il te vient la né-cécité de parler à l’aveuglette
De ces phrases en signature
C’est fini tu sais c’est fini
L’achèvement d’un temps de trop
Un coup de griffe en déchirement d’une histoire
Le sceau des heures révolues
Rideau
Le verre de politesse
Et son alcool si terne qu’on dirait une eau trouble
Se lève
Amer
Comme un drapeau en berne
A nos amours décousues
Aux silences
A l’enfance assassinée
A tout ce que je tairai pour ne plus me brûler la gorge
T’es là, assis sur le bord de ton chemin
Je ne faisais que passer…
Romane

Commentaires
Romane le 09/01/2009 à 10:05:52Bienvenue par ici, Serge et merci pour le commentaire ! ça fait plaisir ! Amitié.
Serge site : serge.maisonnier.over-blog.fr/ | le 07/01/2009 à 11:53:21
Je ne fais que passer...mais je reviendrai surement pour mieux explorer.
En tout cas si le destinataire du texte a une "impasse au bout des pieds" vous vous n'en avez pas au bout des doigts pour écrire de si jolis vers comme "Tu vogues sur ton vague à l'âme". Compliments!