La façade
La façade
T'as beau accrocher des roses sur mes joues
elles crèvent au matin
Et le lilas ne fleurit pas sur mes lèvres
ni ne flottent les tentures dans ma chevelure
Je suis la terre pauvre que tu ne laboureras pas
en friche de toi
Tu n'as pas la main verte aux sillons de mes déconvenues
Et la façade se lézarde
Et la maison s'enruine
Il aurait fallu un jazz, un blues, un tango
Des lumières orangées, des vagues plus hautes que d'autres et des parquets de miel
Des envolées d'oiseaux, des livres ouverts
Il aurait fallu vivre !
T'as beau fabriquer des avions en papier
le voyage tourne court-circuité
Fallait penser à embarquer
Toi, t'as les deux pieds vissés
au béton des fleurs de glaise et des aventures sur un mètre carré
Portes et fenêtres closes
La façade intérieure se lézarde encore, encore, encore
Le monde n'était pas si loin
de l'autre côté
L'espace d'un mur
Tu ne regarderas pas au delà du bout de tes orteils
la bouche arrondie
surpris
J'suis partie...
Romane

Commentaires
Serge le 14/01/2009 à 15:24:06Bien fait pour lui! T'as bien fait de partir !