L'hymne aux couleurs du vivre
L'hymne aux couleurs du vivreAu petit jour sans heure
Derrière les persiennes pétrifiées de lumière
Trois lignes d’horizon : tes yeux, ta bouche, leur rêve
Clair obscur aux courbes de ton visage tranquille
Et sur les draps en chiffonnade ton corps oblong
Comme échoué sur une plage blanche
Ta main repose doux sur ton cœur
Elle tient en sa paume la mémoire-caresses
Et d’un souffle léger
Tu dors…
Trois lignes d’horizon : tes yeux, ta bouche, leur éclat
Se pourfendent et répandent dans la chambre
L’aube de Nous
L’hymne aux couleurs du vivre…

Commentaires
Romane le 03/02/2009 à 02:40:35Un baiser tendresse, mon ti-Claude. Il est 2h30 du matin en France, tu sais, l'heure des étoiles... Je connais bien certaines d'entre elles...
... à demeure...
Claude le 03/02/2009 à 02:33:26
«Ta main repose doux sur ton cœur»
Mots velours
comme une tendresse de la vie...
Si beau qu'on a le goût de s'y reposer...
Romane le 02/02/2009 à 16:09:31
Complètement d'accord avec toi, au sujet des pièges à éviter pour écrire l'amour. C'est pourquoi la plupart du temps, je suis déçue quand je lis des poésies d'amour, autant sur le registre filial que passionnel. J'essaye rarement d'en écrire moi-même, mais à chaque fois je tente de déjouer ce type de pièges.
Merci de ta lecture, Serge.
Serge site : serge.maisonnier.over-blog.fr/ | le 02/02/2009 à 09:57:01
L'amour( passion ou filial comme peut-être ici) est certainement l'acte poétique par excellence.
C'est du moins ce que pensais les trouvères du haut moyen-âge en passant par Pétrarque, Ronsard jusqu'à Racine.L'écueil pour ce genre est d'éviter la mièvrerie et la niaiserie. Rien de tout cela dans ce petit texte excellent et étincelant.