La Belle au Bois d'éveil
La Belle au Bois d'éveil
Et tandis que le clocher sonne l'heure joyeusement piquante
Je repense à jadis
Quand le temps se mâchait en chewing-gum
Aux matins fuyants
L'après douze coups aux étirements sans saveur
L'ennui des mâchoires malaxant les pensées ruminées...
Un corbeau noir comme le ventre d'un chaudron
Tranche
Insolent
La courbe du jardin en repli
Et dans son vol qui s'achève en coupe-faim
Le printemps surgit
Impatient
De son bec vorace
De son oeil tenace
De ses ailes couvre-blanc
En courte métaphore surprenante
Se tend le chant culotté de la Belle au Bois
Eveillée
Romane

Commentaires
Romane le 25/02/2009 à 18:55:53Le mystérieux inconnu a levé le mystère et est une charmante jeune femme qui adore l'art vivant. Une déclaration d'amitié comme on aime en recevoir !
L'inspiration me vient sans doute des vacances propices à la renaissance. As-tu vu la beauté du ciel partout alentours ? Même tourmenté, il vit !
Bises à toi, Serge !
Serge site : serge.maisonnier.over-blog.fr/ | le 25/02/2009 à 18:52:35
C'est le mystérieux inconnu du commentaire précédent qui l'a éveillé cette Belle au Bois ?
Au début j'étais un peu rebuté par la Belle éveillée ça me faisait penser à Mère Grand qui mange le méchant loup ou n'importe quelle autre parodie. Mais il est bien ficelé ce petit texte avec la nostalgie engourdie de la première strophe tirée du sommeil par le printemps revivifiant.