Graffitis

Graffitis



Dans un mur de tôles aux graffitis urbains

Aux courbes d’un rouge sang d’un bleu pétard d’un noir de geôle

Entre l’ironie des traits habilement bombés par des mains anonymes

Là où la fête n’existe pas

Une fenêtre confetti

Perce la ville de son œil miniature

Vers le grand large de l’océan vert

 

De l’autre côté-là-bas de l’autre côté du mur de tôles aux graffitis urbains

Entre l’herbe piquée de coquelicots

Librement se répand

La décharge à ordures

 

Un homme chante pourtant

Et de sa peau café qu’inonde son insolence

Naît la danse chaloupée

De l’insoumission

Devant le mur de tôles aux graffitis urbains



Romane



Article ajouté le 2009-04-03 , consulté 137 fois

Commentaires


Romane le 23/04/2009 à 00:21:39
Il n'est pas donné à tout le monde de savoir dire un texte. Tu as eu celui là en main quelques secondes seulement avant d'entrer en scène. A ta place, beaucoup auraient échoué là où tu as réussi.
Il y a aussi l'autre étape, qui consiste à vivre un texte plutôt qu'à le dire, et là je te parle un peu de théâtre, mais aussi de tout ce qui se verbalise. Je t'expliquerai et nous nous donnerons un terrain d'essai chez moi, si tu veux. Le mieux serait un studio. Ce doit être faisable, j'ai quelques idées...

ysandre le 22/04/2009 à 13:28:51
Merci, ma Romane, heureuse d'avoir pu servir tes mots. Heureuse de t'avoir fait plaisir avec cette voix que tu aimes mais... je n'y suis pour rien ! elle m'est venue en naissant. Par contre que je suis heureuse de "ressentir" tes mots pour les exprimer comme tu l'aurais voulu.
Romane le 06/04/2009 à 01:24:22
Vous n'êtes loin ni l'un ni l'autre. J'ai écrit en écoutant "Stand By Me".

Serge, je ne sais jamais trop où caser mes mots, ils sont un peu beaucoup comme moi : rebelles au bocal étiqueté. Merci pour ton passage du dimanche et courage pour la semaine. Je t'embrasse.

Mon Ys, un jour on se fera une overdose de textes dits par ta voix. Avant-hier, dans la nuit, ma belle, le public a adoré l'alchimie de ta voix et des mots, qu'ils soient les tiens ou les miens. J'ai bien fait de te filer le micro, de toute manière j'avais déjà une présence constante sur la scène, tu m'as aussi permis de souffler un peu, ça fait du bien.

En résumé : il s'est passé quelque chose de fameux, cette nuit là : le public et l'ensemble des participants m'ont dit qu'ils avaient reçu en plein coeur ce truc qui fait vibrer, le partage dans le charisme que chacun a mis. Un moment de grâce, encore un... il y en aura d'autres, je te le promets. Je t'embrasse fort, ma belle Ys.
ysandre le 05/04/2009 à 21:54:10
C'est quand je l'ai lu a haute voix que m'est apparu son côté blues ! il aurait fallu que je le travaille un peu pour l'apparenter davantage à la musique desespérée, au rythme lent, mettre un peu de révolte sourde et de lassitude lascive dans la voix. L'est très beau ce texte.
Serge le 05/04/2009 à 09:57:19
Il est beau, comme une chanson de blues mais pourtant ça n'en est pas une. C'est pour cela que, personnellement, celui-là, je l'aurais mis en prose à cause des longs vers qui cassent un peu le rythme. Mais bon! Ce que j'en dis...c'est qu'il me plait.
Bon dimanche!

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