Algérie - fialyne

Sous un autre horizon, elle foule une terre d'ailleurs, dans l'aridité apparente d'un désert alentour, éblouie dans sa geôle femme jusqu'à s'en plisser les yeux de douleur et d'espérance mêlées...
J'ai rencontré fialyne, dans un puzzle fait de fables et de chants.
Romane


Près de la fontaine

Corps désséché,  guidé par son ventre creux
 Se dirige vers une belle fontaine calme et fraîche
Un horrible hippopotame sur les lèvres une mèche
Croyant impressionner avec son discours fielleux.

 Apparence vile, brutalité, méchanceté, grande haine,
Sauvage, d'origine inconnue, de la race des porcins
Coule à grands flots de son nez un drôle de venin
Inondant les fleuves, les vallées et les belles plaines.

Boueux est ce paysage troublé par cette présence
Violente, rebutante, niaise quasiment vulgaire
Se prenant pour l'absolu, faisant du cul une affaire.

Meilleurs sont ceux qui, de leur pays donnent l'image
Des valeurs ancrées, intimité discrète, un exemple sage
Respectant la liberté d'autrui qu' un hippopotame écrase.

Fialyne le 09/06/2007
 
* * *

Etre belle

       Ilda venait d'avoir huit ans quand elle s' aperçût de la poussée de sa poitrine. Elle  courût porter les chaussures à talons de  sa maman pour imaginer la jeune fille qu' elle serait, s' admirant devant le miroir, image déjà dessinée.

        Surveillant sa croissance et découvrant le fait,  sa gentille maman le rapporta aussitôt à  sa mémé qui,  doyenne de la famille,  s'empressa vers la cuisine et revint avec une tasse à café en mains.

L'heure d'user de la tradition du pays étant arrivée,  elle s'approcha 
d' elle,  plaça la tasse sur chaque partie de sa poitrine bourgeonnante et y fit sept tours bien comptés.

 "Va, ma fille,  disait elle, ainsi tu auras une petite poitrine".

      Ilda rougit; ses yeux se figeaient sur la tasse à café. Son image allait se fausser. En gentille petite fille tranquille et bien élevée,  elle fit des bisous à sa grand-mère et courut  vers la cuisine, fermant doucement la porte, se dirigeant vers le placard à vaisselle. Elle saisit alors un bol de bouillon, souleva  sa chemise et refit soigneusement les septs tours dans l'espoir d'une poitrine bien embellie..

Fialyne

* * *

Si près et si loin


Le clair de lune illumine le ciel sombre
Une voix claire, un appel, elle entend.
Elle s' éveille, s étire; l' oreille, elle tend,
Une présence, elle sourit à son ombre

Que pourrait-elle faire dans cette nuit?
Les lueurs jouent, dansent, elle attend
Son âme-soeur, si prés et si loin pourtant
En mots fluides passe, puis s' efface l' ennui.

L' astre de nuit brise la glace et les barrières, 
En eau douce coulent les mots en rivière.
Place au destin, libre enfin, il tisse les liens.

Comme Pénélope à l' affût sur le rivage
Coeur battant à la chamade, fébrile et sage
A sa vue, replonge dans les flots, elle nage.
  
fialyne le 11/05/2007

* * *




Article ajouté le 2007-06-22 , consulté 318 fois

Commentaires


Fialyne site : fyalla.over-blog.fr | le 23/02/2008 à 07:47:00
Bonjour,
Merci Romane. Ton blog est super
bizzzzzzzz
Fialyne

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