Duel (parodie)
Duel
Elle, mon fantasme… et l’autre Elle, la Raison
Nuit. IL est là. Mon fantasme de chaque nuit, de toutes les nuits passées et à venir.
Elle est à chaque fois plus séduisante que la veille, plus éveillante et plus sensuelle, Elle par qui je suis envoûté, volupté, rapté, désirant, Elle que je vais encore prendre de toutes les manières possibles, minute après minute…
Solange. Et merde.
Ah oui c’est vrai… ma femme… Surtout rester impassible, ne pas montrer que je
bande déjà comme un affamé pour Elle…
Au diable tout ça ! Mes doigts dans sa chevelure parfumée, épaisse, soyeuse ! Mes yeux dans ses yeux… quel feu m’y attend… ma langue dans sa bouche, la boire ardemment, inépuisablement l’aspirer, l’avaler et recommencer…
Elle me veut, elle se tend et sous l’étoffe ses seins attirent la paume de mes mains. La caresser, douce chaude, caresser ses seins, les sentir tendus, avec leurs petits bourgeons hérissés comme je me sens me dresser pour elle dans ce pantalon dont je sais qu’il sera trop petit… L’enlever, c’est urgent, l’ôter pour que plus rien ne m’empêche de me tendre à mon tour vers elle… Rien à voir avec l’amour montre en main pour que Solange ne veille pas trop tard (elle bosse, elle)… Non, rien à voir.
Je plonge dans ses yeux, je brûle de son feu. Mes mains sous l’étoffe, sur la douce dureté des seins, un dans chaque main… pourquoi j’ai pas trois mains, pour pouvoir explorer ses dessous plus bas, sous sa jupe fendue ? Solange ? Solange... je te trompe avec Elle, me pardonneras-tu jamais ? Je m’en veux de céder, je m’en veux de ne pas m’endormir sagement comme un bon époux père de famille… Je… je ne peux plus m’en empêcher, c’est trop bon de me sentir enfin un homme contre le corps d’Elle-Déesse. Je ne veux plus jamais m’éloigner d’elle. Ma main sous sa jupe fendue. Froissements…
- Rocco, t’es gonflé mon gars !
Eh
Ecoute,
Viens ma Déesse, viens que j’arpente tes cuisses ! (Elle vient yeaaaaaaaaaah)
Tes bas remontent jusqu’où comme ça ?(je le sais, depuis le temps que je les poursuis, du bout des orteils jusqu’à la chair si douce qu’elle ne demande qu’à s’ouvrir sous la jupe relevée, relevée, relevée, enlevée !) Ah tes dentelles mon amante ! Viens que je te respire, donne-moi l’horizon de tes chairs féminines impudiques…
Pardon ? Que j’oublie et que je me tourne sur le côté ?
Dis donc
Elle est là, belle et déjà mouillée de son désir de moi sur
et en Elle, soupirant « viens…. » et je viens. Comment voudrais-tu,
- Tu renies ton intégrité, Rocco ?
- Ouais. J’aime aussi la vulgarité. Pour preuve, vois comme je suis engorgé ; tu comprendras que je n’ai pas d’autre alternative que de me la faire sur le champ, mon Elle.
- Euh… Solange ?
- Elle ronfle.
- Quel esprit étriqué mon pauvre Rocco !
-
Justement,
- Si je veux.
Tu es diaboliquement voluptueuse, ma Belle Amante Elle. Tu sens bon les bois épicés de ton sexe moussu. Ta suave rosée m’enivre et j’en veux boire davantage en titillant ton bouton à l’en faire rosir encore, à te voir tortiller pour mieux te faire jouir de moi… Laisse-toi crier Elle Amante Belle. Laisse-toi ruisseler. Je te bois encore sans me lasser insatiable de toi… Meurs quelques premières fois de tes orgasmes joyeux !
Toi,
Dans sa bouche aux cris de jeune louve Reine des Bois, je veux y mettre tout entier ce membre érigé en son honneur, belle femelle !
- Solange …
Quoi encore,
- Qui t’écoute disséquer le grand prix de formule 1 qui passe à donf à la télé, que même les canaris n’osent plus chanter dans la cage ? Qui te masse les cervicales quand t’as fait un faux mouvement dans le canapé pour attraper ta bière ? Qui te fait des tartes aux pommes comme môman ? Qui a accouché dans la douleur des mouflets que tu voulais absolument qu’elle te donne jusqu’à obtention d’un mâle pour assurer la suite de TON nom ? Je continue à lister, Rocco, où tu commences à réfléchir ?
Oh Elle Belle Amante, vite, prends-moi, prends-moi avant que
cette conne de Raison me fasse débander par ses détails d’intendance !
Fourre-moi entre tes lèvres chaudes, durcis-moi, fais-moi enfler à n’en plus
pouvoir d’attendre de te pénétrer, de te crucifier, de te…
C’est là qu’un connard de lecteur est interrogé.
Je me demande pourquoi tout à coup je
pense à cet abruti. Putain je suis le roi des cons. Un lecteur !!!
J’pourrai jamais éjaculer dans le ventre d’Elle, puisqu’il y a décidément foule,
ce soir, sur la place de mes fantasme.
Tu fais chier, lecteur.
Romane

Commentaires
Romane le 29/02/2008 à 01:24:40Ah Lucius, si j'avais su que le lecteur était toi, je me serais retenue, enfin... tenue je veux dire.
lucius site : www.luc-doyelle.com | le 28/02/2008 à 22:49:32
oh, pardon, c'est moi le lecteur, désolé pour le dérangement