A

A

J’ai plus besoin de valise, Ninette. Regarde, mes mains sont vides et je marche léger, et je marche léger…

Y’a des terres aux fraîcheurs adolescentes, Ninette, je m’en vais, vides mes mains, valise au grenier d’un temps d’autrement que je ne connais plus.
Grise.

Tu dis qu’on dirait comme un fleuve vivant, des vaguelettes aux étranges reflets, ni tout à fait sombres, ni tout à fait clairs, un fleuve vivant sous la marche légère, sous la marche légère…
C’est pas du sable, c’est pas du roc, c’est de l’herbe.
Verte.

Entends-tu le vol des alouettes par delà le frisson ? Il bat ses ailes d’oiseaux, vif, presque insolent !
C’est pas là-haut, Ninette, c’est pas là-haut. C’est dedans.
Aube.

Romane


Article ajouté le 2008-08-04 , consulté 168 fois

Commentaires


Romane
le 04/08/2008 à 12:08:16
Merci Alain !
Belles vacances à toi ! Reviens reconstitué, régénéré, et surtout plein à craquer de vie !
Bisous d'ici.
AlanGar
le 04/08/2008 à 09:06:22
Splendide !
Bisou estival !

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