Joue contre joue

En cet instant
Ma joue de fille contre sa joue d’écorce

Dans la férocité d’un vert à percer le petit-jour
A fendre la brume de ses dents d’herbes fraîches

Dans l’atmosphère atomisée par l’heure suspendue
Dans le presque silence d’un éveil ordinaire
Que traversent les battements des premiers mouvements

Dans la marche furtive de la forêt aux senteurs piquantes

Sa mousse contre mon cœur et son cœur palpitant
Encerclé de mes bras d’enfant perdue
Et sa sève et la mienne en un seul fleuve unies

En cet instant
Où l’arbre n’est plus arbre
Mais de ces âmes vivantes aux messages imminents

En cet instant
Ma joue de fille contre sa joue d’écorce
Mourir n’existe pas

Romane



04/06/2013
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