Argumentaire

 

 

Je tue le temps pour qu’il ne me tue pas

A pleines mains saignées

J’empoigne son cou d’hypocrisie

Et je tranche sec messieurs dames oui je

 

Tranche à vif

En criant plus fort que lui

Pour étouffer ses convulsions de martyrisé

Et je m’en fous

Sitôt gisant il en revient un autre

 

J’ai mal aux mains messieurs dames oui je

 

Savoir hacher pour accorder ce temps maudit

Aux petits morceaux de moi éparpillée

 

Oui je massacre avec dans mes yeux dessillés

La suave intensité des petites revanches

Quand elles se savent inutiles

J’égorge dans la rage dans le chagrin dans l’impuissance

Les viles éclaboussures de l’intemporel

En clouant dans leur gorge le fer d’un printemps tardif

Pour arrêter le boitement de sa honte

Quand lâchement il s’enfuit

 

Me laissant là

Épuisée

Sur les brisures du dernier verre levé à sa santé

 

Romane



17/02/2013
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