Chemin à l’envers à l’endroit

 

 

T’as les yeux qu’ont brûlé mille fois aux anges faméliques

Aux amours détricotées par le tour de passe-passe des aiguilles damnées

Et t’as le cœur défait désabusé sans croyance ni promesse

Laminé par l’ignoble sort d’un coup de ciel mauvais

Noyades enchaînées aux chevilles que bouscule la houle

Dans tes mains y’a tant de festins aux restes trop abondants

L’indigeste nausée des ratages qu’on ne peut pas rattraper

L’infirmité de l’illusion

 

Et que vive la vie aux lendemains aveugles

Et qu’elle chante de sa gorge que traverse le ciel

Qu’elle chante sans poser de questions sans savoir sans vouloir

Que ses pieds se foutent du désenchantement aux quatre coins du monde

Et foulent la poussière comme si toujours encore

Il y aura un jour

Une heure peut-être

Une heure à vivre et celle-là seulement

Pour absoudre les errances

D’avant

 

 

Romane



12/02/2013
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