La fabrique du monde parallèle

 

Partir dans un sommeil d’abîme

Se faire la malle en laissant suspendu

Le dernier geste inachevé sur un coin de la table

Un arrêt sur image

Et s’en aller

 

Jouer le temps de rien sur la tranche d’entre deux

Impertinence au coin des lèvres

Jouer le pas de danse désabusé

En fredonnant la chanson amère

Nausée balance mélancolie

 

Et traverser d’un bond

La minute somnambule sous le projecteur blanc

 

S’enfoncer dans les rues en carton

D’une ville fantôme aux allures du vrai

Croiser le fer avec les spectres sans les toucher

S’enfuir plus loin dans l’effroi de l’étrange

Et peut-être finir au lit d’un homme sans visage

Et dans l’extase qu’une boucle ne finit pas

Mourir une seconde fois mais cette fois d’un orgasme

 

Pendant que le monde des vivants

Veille sur l’infortune de ses insomnies

 

 

Romane

 

 



17/02/2013
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