Le banquet ironique

Poser

Comme un bloc de chair

A se laisser façonner par le scalpel

Des explosions imprévisibles

Dans les circonvolutions atomiques

Entre fusions et séparations simultanées

D’un milliard d’univers inexplorables

 

Rester debout le plus longtemps possible

Quitte à trembler de toutes mes âmes

Les mortes les vivantes les oubliées les dé-scellées les indéchiffrables les perdues

Et puis l’autre

Unique

L’âme d’un quartier général

Déjà ravagé

 

Trembler de peur et d’absence

Du débordement de tous ces vides

Sous chaque martèlement

Démantèlement

 

Se laisser défaire morceau après morceau

Dans la fonte brute d’un feu aux fantômes hurleurs

Ogres fantaisistes

Sans scrupules ni remords

Voraces jusqu’à la lie

 

Se sentir ébranlée

Dévorée de crocs en crocs chaque fois une déchirure

L’acide en veines et les veines rongées

Jusqu’au bouton du cœur

Rouge fer rouge amer rouge tout court

 

Avec aux pieds le piètre petit tas

Des restes d’un banquet ironique

 

Et puis vomir

 

Romane



13/02/2013
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