Le La, nulle part

J’ai le goût d’un départ pincé entre deux cordes

sur des rails projetés dans le lointain plus loin que le bout du regard

par-dessus la tentation de n’être que là

Le bout du monde

ce nulle part qu’on ne quitte jamais en le cherchant encore

nombril permanent de l’univers…

 

J’ai bouclé le bleu de tes yeux dans la valise brune

le bleu de tes glaciers virant au vert de ta vallée

contrebandière des musiques au ventre d’une guitare défoncée

que porte une main sûre

la mienne

 

Import-export des déchirures

un frisson au passage des frontières

papiers noircis dans la poche du cœur

ils peuvent bien tirer ils n’auraient que ma peau

Elle ne vaut rien

Ni la peine

ni les feux de la rampe

ni même l’entrefilet des faits divers

 

L’exil n’existe pas quand il n’est qu’un sentiment.

 

Romane



19/10/2012
4 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 51 autres membres