Les Souffleurs de Rêve (du Centre Social et Culturel de Boucau & Tarnos)

Les Souffleurs de Rêve
Troupe de théâtre amateurs
du Centre Social et Culturel de Boucau & Tarnos

article écrit en 2008

Née en 2000 d'un groupe d'amis frustrés de ne jouer qu'une poignée de fois les spectacles montés au sein d'un atelier, la troupe suit son petit bonhomme de chemin, très entourée par ses partenaires (cf plus bas)

Par chance, l'association loi 1901 dont la troupe fait partie, est l'une des rares assoc.  intercommunales. Ce qui fait que nous bénéficions d'avantages doubles, de la part de nos deux municipalités ; salles, subventions, pub, loges, etc.  Bien d'autres troupes amies n'ont pas le dixième de nos facilités.

C'est ainsi que nous répétons chaque semaine et durant toute l'année dans une salle mise à notre disposition et quand il arrive exceptionnellement la salle soit prise, notamment lors des périodes électorales, une autre salle nous est dédiée  dans l'une ou l'autre de nos deux communes.

Nous avons la chance d'avoir pu cumuler un matériel assez considérable, sur le plan costumes et accessoires divers. Emmaüs nous a un jour ouvert ses portes et un monsieur charmant a eu l'idée saugrenue de me dire : prenez et emportez ce que vous voulez, c'est gratuit. Il est vrai que nous avions donné un spectacle dont la recette leur avait été intégralement versée, elle était rondelette. Mais tout de même, quand je pense que j'ai été obligée d'appeler les services techniques de ma commune pour qu'on vienne chercher en camion ce que j'avais extirpé des locaux, j'en ai presque honte. Des trésors, des merveilles, des trouvailles, quoi. Sans compter quelques articles dans les bulletins municipaux, appels au peuple. Résultat des courses, les gens ont compris qu'il ne fallait rien jeter, mais me contacter. Bingo ! les loges sont pleines. Heureusement, on nous a filé l'ancienne maison du gardien du stade. C'est ainsi que nous entreposons les fripes, accessoires et matières premières pour décors, dans rien moins que trois pièces spacieuses, cuisine, salle de bains, toilettes et tutti quanti. Sans compter le gros matériel, entreposé lui sous les tribunes du magnifique stade de Tarnos, dont j'ai appris il y a peu qu'il est l'un des plus beaux de France. Le bonheur, quoi !

Une bonne nouvelle pouvant en cacher une autre, l'un de mes voisins, qui a bossé à la DDJS (Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports), aujourd'hui à la retraite mais non inactif puisque élu au conseil municipal à la Culture, arrose copieusement les associations locales, dont nous faisons partie. Cette subvention annuelle s'ajoute à celles versées par les deux communes, et il faut aussi ajouter les sponsors, tels que la Lyonnaise des Eaux, la Colas, et d'autres encore (merci Jean-Louis, sans toi, qui bosses à la Mairie de Tarnos et qui connais tout ce monde, nous serions probablement moins privilégiés).

Vous l'aurez compris, nous avons vraiment la possibilité de nous déployer, même si, comme toutes les troupes amateurs, nous galérons un peu plus que les compagnies professionnelles.

Depuis 2000, donc, nous vivons, nous créons, nous jouons, nous intervenons le plus possible en partenariat avec d'autres associations, voire des partenaires extérieurs. Tout est bon pour déployer l'art du théâtre, le marier à d'autres formes d'art, le faire rayonner.

Nous faisons partie de la FATAB (association regroupant plusieurs troupes amateurs de la région), laquelle est à l'origine de "La nuit du théâtre" de Bayonne, depuis neuf années, le premier week end de Juillet. Cette nuit s'est d'ailleurs transformée en deux nuits, depuis quelques années, trois ou quatre ans peut être. Nous y accueillons des troupes venues d'ailleurs, et si nous finissons cette manifestation sur les genoux, épuisés, lessivés et sans voix, c'est qu'elle est réussite et qu'elle nous remplit de bonheur, tous autant que nous sommes, comédiens, public, partenaires.

Les Souffleurs de Rêve pour l'instant sont au nombre de 9 comédiens et moi qui écris et mets en scène, auxquels il faut ajouter des membres ou partenaires aux fonctions diverses. Nous avons monté une section "Planches et plumes", intégrant Les Souffleurs de Rêve et l'atelier d'écriture que j'anime. Un bureau a été constitué, Jean-Louis en est le président. Je me contente de m'occuper des groupes, c'est déjà pas mal.

Je me dois ici de sortir Jean-Louis de l'ombre, lui qui m'est pilier indispensable, sans lequel je n'aurais sans doute pas la force d'assumer tout ça. Affiches, tracts, véhicules, décors, accessoires, liens avec les municipalités et les sponsors, coordination, paperasses, tout lui passe entre les mains, et tout lui réussit. Coup de chapeau ici, monsieur.

J'écris les pièces que nous jouons, et fais la mise en scène de chacune de ces créations. Ce n'est pas toujours évident. Il faut faire avec les mouvements de comédiens. Ceux qui restent, ceux qui sont obligés d'arrêter pour multiples raisons, notamment professionnelles ou géographiques. Mais nous finissons toujours par nous en sortir, et nous sommes portés par le plaisir et l'envie. Tout est là, le secret, je veux dire.

Une ardeur à la hauteur de notre joie de vivre.

On se souhaite bonne route ?
(article à réactualiser)




06/04/2008
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